Le projet Ambanivohitra.com avait vu jour en Mars 2003, à l'initiative de gens opérant dans le domaine des technologies de l'information et de la communication (TIC). C'était alors des multitudes d'idées émergentes, qui avaient pour but de trouver les meilleures façons d'amener les outils modernes que sont les outils TIC, pourquoi pas en direction des zones rurales ? ... Pour différentes raisons, notre vision conceptuelle d'un tel projet tarde à se concrétiser dans la réalité, malgré cela l'idée n'avait jamais été abandonné et pour cause et peut-être pour prendre le temps de s'assagir et mûrir pour mieux bondir !... D'où maintenant ce sera simplement le réseau ACOM.
Que faire des TICs en zones rurales ?
On sait tous que les technologies de l'information et de la communication apporte une aide considérable en matière d'échange d'informations quasi-planétaire et en plus à un rapport qualité/prix intéressant. Nous nous sommes dit; pourquoi ne peut-on pas trouver un moyen de faire bénéficier nos zones productrices rurales de ce moyen efficace pour faire circuler les informations, les concernant en matière de produits, de conditions et d'environnements économiques ... Le soi-disant "fossé numérique" inventé par le nouveau concept de "nouveaux analphabètes" ne sera-t-il pas qu'une stratégie encore plus subtile pour isoler encore plus ces zones défavorisées depuis longtemps, pourtant nourricières du reste du monde, et inhiber toute tentative de recherche des techniques adéquates et adaptées pour ces zones ?
En effet si on analyse bien les réalités paysanes à Madagascar; un des facteurs de la pauvreté est en partie à la base dû à ce manque de circulation d'informations ajouté au problème chronique d'enclavement physique de plusieurs régions rurales productrices. Nous pensons que si la circulation des informations sera fluide même jusqu'aux zones rurales, un pas non négligeable est franchi, pour faire fonctionner d'une manière saine et profitable pour nos paysans le mécanisme de l'offre et de la demande sur les produits commerciaux, sources de leurs revenus et conséquence inévitable de ce désenclavement des informations. Car osons le dire clairement; les plus-values de leurs durs labeurs, ce sont quelques uns d'autres qui s'en gavent avec un monopole devenu séculaire, règnent en maîtres qui imposent leurs lois dans toutes les filières d'écoulement des produits issus de ces zones rurales; et ce n'est pas juste.
Le projet que nous avons baptisé "AMBANIVOHITRA.COM" dans nos débuts, se transformera dorénavant et simplément en réseau ACOM, plus facile à déployer partout et que nous espérions acquérir plus de maturité et surtout de liberté dans les années à venir.
Son implémentation technique devra rassurer tous ses usagers, surtout les groupements de paysans que :
- le réseau ACOM avait été créé comme un moyen qui va leur permettre de briser la méconnaissance de leur existence économique par rapport aux autres acteurs à l'echelle régionale, nationale voire internationale.
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L'organisation en association de producteurs facilitera beaucoup la collecte des informations sur leurs activités et par eux-même, ce qui en découle et la sectorisation des domaines d'activités. Ces entités pourront après constituer une base réelle et véritable de groupe de paysans qui justement pourrait intéresser des éventuels interlocuteurs (clients, bailleurs, organismes étatiques ou non-gouvernementaux, etc...).
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Il faut qu'ils apprennent petit à petit que leurs intérêts ne pourront jamais être bien défendus que seulement avec de telle organisation d'intérêt commun. En outre le réseau ACOM privilégiera les entités repondant à de telle structure pour élire les bénéficiaires des produits nommés "point d'accès ACOM", qui sont les éléments-clés du réseau.
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Leur inculquer que ce moyen n'est qu'un courroi de transmission des informations les concernant et pourra améliorer l'écoulement de leurs produits dans des meilleures conditions. Nous pensons que si cette chaîne de transmission d'informations fonctionnait très bien dans les deux sens, les pousser à produire beaucoup plus et mieux prendrait facilement.
Nous osons espérer enfin que nos contributions à travers la mise en oeuvre de ce réseau d'informations destinés en priorité aux zones rurales, puissent être une des solutions positives pour résoudre en partie les problèmes chroniques de nos zones rurales.
Administrateur du réseau ACOM.
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